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Pourquoi le clavier AZERTY est-il structuré comme ça ?

L'AZERTY n'est pas né d'une étude scientifique sur la meilleure façon de taper le français. C'est le résultat d'une adaptation commerciale d'un clavier américain, entérinée par l'usage avant qu'une correction officielle n'arrive trop tard. Voici l'histoire, et ce qu'elle explique.

Un héritage du QWERTY américain

Le QWERTY est conçu dans les années 1870 par l'Américain Christopher Latham Sholes pour la première machine à écrire commerciale. L'explication la plus retenue pour cette disposition, plutôt que l'ordre alphabétique, est d'avoir cherché à séparer les lettres fréquemment tapées l'une après l'autre en anglais, pour éviter que les tiges métalliques des touches ne s'entremêlent physiquement.

L'AZERTY apparaît en France à la toute fin du 19e siècle, comme une adaptation directe du QWERTY pour les besoins du français : il est aujourd'hui difficile d'en identifier l'origine exacte, faute d'un inventeur ou d'une norme officielle unique. Ce sont surtout les fabricants et vendeurs de machines à écrire de l'époque qui l'ont popularisé, plus qu'un choix technique délibérément étudié.

1907 : une tentative de correction arrivée trop tard

En 1907, une commission d'experts réunie autour d'Albert Navarre propose une nouvelle disposition, baptisée ZHJAY, pensée pour mieux répartir les lettres du français. Mais l'AZERTY est déjà largement diffusé et ancré dans les habitudes : la norme ZHJAY ne sera jamais adoptée. L'AZERTY reste la disposition de fait, sans jamais avoir été validée par une étude ergonomique comparable à celles menées depuis sur d'autres claviers.

Ses limites connues aujourd'hui

Quelques particularités qui viennent de là

  • Les chiffres en position Majuscule : sur AZERTY, la rangée du haut donne un accès direct aux accents, et les chiffres nécessitent Majuscule, contrairement au QWERTY.
  • Une répartition des lettres non optimisée pour le français : des travaux ergonomiques ont montré que l'AZERTY ne réduit pas la distance parcourue par les doigts par rapport au QWERTY pour taper du français.
  • Des alternatives jamais généralisées : la norme française AFNOR NF Z71-300 de 2019 propose une disposition « AZERTY amélioré », mais l'AZERTY d'origine reste le standard sur la quasi-totalité des claviers vendus.

Faut-il en changer ?

Des dispositions alternatives comme le BÉPO existent et sont pensées spécifiquement pour le français. Mais elles restent marginales : la quasi-totalité des ordinateurs, claviers et postes de travail en France et en Belgique sont vendus en AZERTY. Plutôt que de changer de disposition, l'essentiel est de bien maîtriser celle qu'on utilise réellement au quotidien, avec une position des mains correcte et une pratique régulière. C'est l'approche détaillée dans position des doigts sur le clavier AZERTY et apprendre à écrire sur un ordinateur.

Questions fréquentes

L'AZERTY est-il moins efficace que le QWERTY ?

Aucun des deux n'a été conçu selon une étude ergonomique poussée. Des recherches montrent que l'AZERTY n'offre pas d'avantage particulier pour taper le français par rapport au QWERTY.

Faut-il apprendre une disposition alternative comme le BÉPO ?

Ce n'est pas nécessaire. L'AZERTY reste la disposition présente sur la quasi-totalité des claviers vendus en France et en Belgique : bien le maîtriser suffit.

Pourquoi les chiffres demandent-ils la touche Majuscule sur AZERTY ?

La rangée du haut affiche les accents en accès direct et les chiffres en position Majuscule, contrairement au QWERTY. C'est un choix hérité de l'adaptation française jamais modifié depuis.

Le clavier belge est-il différent du clavier français ?

Les lettres de base sont identiques. Seuls quelques symboles et touches secondaires diffèrent ; la méthode de frappe à dix doigts reste la même.

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